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Le « Projet Phoenix » : un Groupe Scout renaît de ses cendres

11. Feb 2014

(MSdS/Berne) – Comment peut-on faire renaître un Groupe Scout qui ne cessait pas de perdre de jeunes et qui est à deux doigts de disparaître ? Le Groupe Scout Albis & Felsenegg (dans le Canton de Zurich en Suisse) a vécu exactement ça ces derniers mois. Voici le récit du « Projet Phoenix » – un bon exemple de l’impact positif des ressources parfois oubliées : les anciens membres, les parents et autres adultes autour du Groupe.

L’article est récemment apparu dans la revue « Sarasani » du Mouvement Scout de Suisse (MSdS), qui nous a autorisée de le reproduire ici.

Début 2012
En l’espace de quelques années seulement, le nombre de membres du Groupe Scout Albis & Felsenegg est passé de 60 à moins de 20. L’équipe de responsables a démissionné et les activités Scoutes n’ont alors eu lieu que dans un cadre très restreint. Les premières rumeurs sur une dissolution et une intégration dans un autre groupe circulaient déjà. «J’ai un peu par hasard décrit cette situation à deux anciens responsables d’Albis & Felsenegg», explique une responsable d’unité, Makoma.

«Nous sommes tombés des nues lorsque Makoma nous a parlé de cette régression considérable du nombre de membres», se souvient Luchs, l’actuel responsable de groupe. «Nous avons décidé d’unir nos forces pour sauver le groupe d’une issue fatale. La dissolution n’était pour nous en aucun cas envisageable.»

Printemps 2012
Une réunion de crise a été organisée avec d’anciens responsables du groupe et des représentants de l’équipe cantonale zurichoise. Une parfaite cohésion a alors immédiatement régné entre les anciens.

« Lorsque nous avons exposé l’envergure de la crise, de nombreux anciens qui s’adonnaient désormais à d’autres activités se sont immédiatement déclarés prêts à apporter leur soutien », se réjouit Makoma, « La première étape a consisté en la création d’une maîtrise de groupe, formée d’anciens et de deux responsables de la région, avec pour mission principale l’encadrement des responsables et les tâches administratives. »

Par ailleurs, une soirée parents a été convoquée afin de présenter les objectifs et les mesures nécessaires à la reconstruction du groupe. Un premier résultat positif a pu être constaté: un camp de Pentecôte a enfin pu être à nouveau organisé, en partenariat avec un Groupe voisin.

Été 2012
Un grand déploiement publicitaire a été lancé pour tenter de reconstituer la branche des louveteaux. Ceci grâce à un nouveau site internet, à la reprise de la publication de la revue du groupe et à des contacts noués avec diverses autres associations. De plus, des prospectus ont été distribués aux ménages et lors de manifestations villageoises. « Nous nous sommes toujours efforcé de rester autant que possible dans les coulisses et d’encadrer les responsables », explique Luchs. « Les membres de l’équipe étaient des super experts en réseautage », se souvient Makoma. « Et les responsables disposaient eux aussi d’un bon réseau, car nombre d’entre eux travaillaient par exemple en tant que babysitteurs », ajoute Luchs.

Automne 2012
Les efforts ont été récompensés: la première unité de Louveteaux a pu voir le jour.

Printemps 2013
Constat stupéfiant des délégués lors de l’assemblée annuelle : le nombre de membres du Groupe a été multiplié par trois en l’espace d’une année. Le but du « Projet Phoenix » était donc atteint.

Conclusion (Eté 2013)
Le « Projet Phoenix » était conçu dès le départ en tant que solution transitoire. Après une année, il a pu être bouclé et remplacé par un projet à long terme. Les anciens continuent aujourd’hui d’œuvrer en coulisses et d’apporter leur soutien. Ils transmettent progressivement la gestion du Groupe aux plus jeunes.

Luchs et Makoma expliquent: « Il a été possible de créer une nouvelle base solide sur laquelle nous pouvons à présent édifier une structure. Évidemment, l’encadrement des responsables est essentiel pour la reconstitution, car les anciens peuvent nous transmettre de nombreuses connaissances spécifiques qui s’étaient perdues. »

« Des séances hebdomadaires de suivi, un encadrement intense des camps, ainsi que la garantie de la formation continue des responsables constituaient nos tâches essentielles », souligne Luchs. « Les retours positifs suite aux cours pour les responsables nous ont confortés quant à la pertinence de nos efforts. »

Une nouvelle meute verra bientôt le jour! Mais il ne s’agit pas de se reposer sur ses lauriers. Le Groupe doit continuer à se développer et les nouvelles structures doivent être consolidées.